Fragments de métal, verre pilé et hydrostone
15,50 × 13,50 × 15,50 cm
Fragments of metal, ground glass and hydrostone
6.10 × 5.31 × 6.10 in.
Perrotin, Hong Kong
Acquis directement auprès de cette dernière par l'actuel propriétaire
Lot en provenance hors CEE : aux commissions et taxes indiquées aux conditions générales d’achat, il convient d’ajouter la TVA à l’import (5,5 % du prix d’adjudication).
Lot from outside the EU: in addition to the commissions and taxes indicated above, an additional import fees will be charged (5.5 % of the hammer price).
FR
L’esthétique uchronique de Daniel Arsham se fonde sur son concept d’archéologie fictionnelle. Œuvrant dans les domaines de la sculpture, de l’architecture, du dessin et du cinéma, il crée et cristallise des espaces et des situations correspondant à un entre-deux ambigu, et met en scène ce qu’il décrit comme les reliques futures du présent. Ces moulages érodés d’objets modernes et de silhouettes humaines contemporaines sont réalisés avec habileté à partir de matières géologiques telles que le sable, la sélénite ou la cendre volcanique, de façon à ce qu’ils semblent avoir été récemment découverts, après des siècles d’ensevelissement. Iconiques, la plupart des objets qu’il transforme en pierre font référence au xxe siècle ou au tournant du millénaire, à un moment où l’obsolescence technologique connaît une accélération sans précédent, tout comme la dématérialisation numérique. Alors que le présent, le futur et le passé se combinent avec poésie dans ses visions à la fois tourmentées et ludiques, entre romantisme et pop art, Daniel Arsham fait l’expérience du caractère intemporel de certains symboles et de certains gestes interculturels.
EN
Daniel Arsham’s uchronic aesthetics revolves around his concept of fictional archaeology. Working in sculpture, architecture, drawing and film, he creates and crystallizes ambiguous in-between spaces or situations, and further stages what he refers to as future relics of the present. They are eroded casts of modern artifacts and contemporary human figures, which he expertly makes out of some geological material such as sand, selenite or volcanic ash for them to appear as if they had just been unearthed after being buried for ages. Always iconic, most of the objects that he turns into stone refer to the late 20th century or millennial era, when technological obsolescence unprecedentedly accelerated along with the digital dematerialization of our world. While the present, the future and the past poetically collide in his haunted yet playful visions between romanticism and pop art, Daniel Arsham also experiments with the timelessness of certain symbols and gestures across cultures.